ciel en martinique 

MARTINIQUECOOLDOUCE.COM VOYAGES ANTILLES

                               
 



Martinique Cool Douce : pour vous accompagner dans vos inscurssions tropicales le long de votre séjour.

La Grande-Rivière

Par une journée ensoleillée, des êtres en quête de détente, d’envie de fraîcheur, d’envie de nature ou  d’envie de verdure, se retrouvent le temps de partager une fin d’après midi. Cela s’apparente juste à une tranche de vie ordinaire, une sortie en famille et entre amis. Ils se réunissent aux abords rafraîchissants d’un cours d’eau, situé à l’entrée du bourg de Grand Rivière. D’ailleurs, la commune   tire son nom de sa rivière aux  eaux péléennes dénommée : « la Grande-Rivière ».

La foule y est,  la bonne humeur y règne et les rires s’élèvent, accompagnant la douce aubade de l’onde, qui caresse les pierres.

Les lieux sont verdoyants et frais, garantissant à ses hôtes une douce relaxation et un vivifiant bien-être, qui leur permettent d’oublier, un tant soit peu,  leurs soucis et d’évacuer les stress accumulés.

La vie s’anime sur les rochers. Ils sont blanchis par le soleil et par le linge  mis « alablanni », reflétant  un temps du passé, celle des lavandières qui officiaient ici là même, et leur reflet enjôleur plane encore au dessus de la rivière.

Les enfants s’égayent et s’ébattent dans les eaux cristallines, leurs yeux pétillent de malice et d’allégresse. Des éclaboussures, des éclats de voix, des éclats de rires, des éclats de vie se font entendre et  les enfants jouent et s’ébrouent dans les eaux mélodieuses de la Grande Rivière.

Et la Grande Rivière est chargée d’histoire, bon nombre de croyances ont pris naissance à travers les dires des Anciens. Folklores et superstitions, rien qui puisse être vérifié, mais seulement raconté aux enfants quand vient le serein, ou quand la magie de la nuit se fait ouïr. Ces légendes  sont ancrées dans nos mémoires et dans nos  coeurs, comme la Diablesse qui marche en plein midi sur la grande route, Manmandlo et autres créatures maudites, qui sèment la frayeur et la douleur dans nos corps, depuis les temps de Guinée.

Elles sont à craindre et à refouler.

L’atmosphère de la rivière a quelque chose de prenant. Tout réside dans son âme, c’est inexplicable, inexprimable. Il faudrait y être pour ressentir et se laisser envahir par son silence et son bruit. On en oublierait même le chant et le gazouillement de l’eau. il y règne comme un mystère à la tombée de la nuit, l’eau se fait glaciale et l'intensité palie, juste un croissant de lune éclaire la nuit, une lumière pâlotte se réfléchit sur une eau translucide.

Et dans la nuit, les abords de la rivière paraissent lugubres et enchantés tout à la fois. Surgit des ténèbres, une forme ondine se déplace et s’installe sur une grosse pierre, elle se mire, elle semble attendre : on aurait dit qu’elle attend, mais  elle attend quoi ? C’est une manmandlo, une nymphe des sources et des rivières, elle est belle, voire plus que belle, très très très belle, ses cheveux sont de varech, et la naïade se sait belle.

Les contes disent qu’à la tombée de la nuit, elle séduit et noie les êtres qui s’attarderaient auprès des eaux. Ma grand-mère m’en a raconté des histoires fabuleuses, une parmi tant d’autres, celle de « Nannie Rosette ». Cette fillette de nature gourmande s’était fait capturer par une manmandlo. Collée sur un rocher, elle devait être dévorée à la nuit tombée. Mais c’était sans compter sur la mère de Nannie, qui force d’amour pu sauver sa fille des  visées de la manmandlo.

La rivière est un lieu magnifique, un lieu de détente et la rivière renferme tant de secrets.  Ses eaux proviennent de la couche souterraine des Mornes Verts, avoisinant la Grande Pelée. La rivière chuchote sa romance douce et légère aux travers des gués et  des rochers.

L’éclat du jour se miroite dans de petits clapotis, créant des argentés, tels des diamants, filant doucement le long du courant emporté.

Pressée dans sa course effrénée, fétus de bambous et feuilles séchées, glissent, tournoient et virevoltent au gré du débit des eaux.

Par endroits, elle semble s’adoucir, offrant des petits tours et détours, aux réserves d’écrevisses à peine écloses. Parfois, on a la surprise de découvrir une anguille, qui remonte le cours d’eau ou des bancs de mulets qui le soir venu,  chassent en bande.

Puis la rivière va la rencontre de la mer, un tendre mélange doux et salé annonce l'inéluctable hyménée. La rivière et la mer affectueusement s’entrelacent, elle tend ses bras à l’embouchure, et la rivière dit oui à la mer et elle se dissout dans l’océan.

Gaëlle Linfide




petite martiniquaise

SIEGE
MARTINIQUE
VILLA CABIT - LA  AGNES
97290 LE MARIN MARTINIQUE
contact telephonique 06 96 90 90 97


FRANCE
Succursales
17 avenue Georges Brassens
94550 Chevilly-larue France
/ Fax : 01 45 60 98 48
contact telephonique 06 98 06 27 27


ETATS-UNIS
301 West  53  RD Street  suite 20 h -New York, NY 10019 USA
contact telephonique  917 442 78 99


CaraïbesVoyages est le partenaire voyagiste exclusif de MartiniqueCoolDouce

agence de voyage

IATA     : 202 21622
 

Grand Rivière dans ses couleurs végétales et ses senteurs marines

En arrivant sur le pont de Grand Rivière, pont suspendu   dans le vide, il fait le lien, unissant un bout de terre qui vient de la montagne, à un autre bout de terre, qui s’en va vers la mer, en s’insérant dans le milieu, et on perçoit d'emblée la singularité du lieu et la beauté des environs. Ce vide attire inexorablement le regard, et on perçoit alors cette rivière qui s'écoule, en de régulières sonorités claires, et le bruit de l'eau douce s’acheminant vers l’embouchure, rappelle étrangement le son produit par un robinet d'eau froide ouvert à fort débit, la rivière gronde et dévale...

Tout doucement, la fraîcheur du lieu s'insinue en nous, l’humidité s’instille dans nos chairs et la peau se retrouve caressée, les poils se hérissent et un léger tremblement agite le dos. Puis en avançant, le bruit tonitruant qu'émet  le pont sous les roues de la voiture, nous fait dévirer le regard et  nous ramène à la suite de notre parcours, nous faisant prendre conscience de la couleur vert pistache de la rambarde. Une coloration qui curieusement, semble faire corps avec la végétation chatoyante des hauteurs. Le spectacle offert à notre vue est saisissant, les yeux sont attirés par ce camaïeu de vert, du vert dans les toutes les tonalités tropicales et dans son exagération de variétés. 

On peut y voir des  teintes de vert bouteille assez soutenues et qui donnent une certaine profondeur à l'endroit. Tandis que les nuances émeraude  confèrent au cadre une certaine préciosité, qu'il faudrait conserver et préserver  tel un bijou.  On y voit aussi brossées de ci  et de là, des petites touches de vert lumière qui irisent l’air, et distillent de la gaîté, donnant de la légèreté à l'atmosphère.

Subrepticement, au regard vient se mêler l'odeur de cette végétation dense et humide. Les narines se retrouvent alors assaillies  par les effluences de terre en germination, et c'est comme si par ces émanations terreuses, la nature tenait à marquer,  à rappeler à l'homme  sa force fécondante et c'en est tel, que cette terre brune, on la sentirait poudre entre les doigts.

En franchissant le pont, une autre odeur nous assiège le nez,  les effluves marins nous cernent, picotant et nous attirent inexorablement vers le front de mer.

Et devant l’immensité bleue, on respire à la fois l'iode de l'Atlantique et celui de la mer des caraïbes. La mer se mélange à l’océan et fait tempête dans nos narines. On exhale les odeurs du large, on sent le poisson, l’océan halène la marée. Sous l'effet combiné de ces senteurs marines la peau se réchauffe, les pores se dilatent afin de se laisser pénétrer par ces oligo-éléments bienfaisants et vivifiants. On a alors l'agréable sensation de se retrouver dans une vaste cure de thalassothérapie  à ciel ouvert.

Mais le corps ayant été ainsi mis agréablement en éveil, il est temps de rentrer dans la ville. Il est temps d’aborder les habitants de Grand Rivière, il est temps de rencontrer les Riverains afin de se nourrir de leur histoire. 

Emmanuelle Desché


La Grande Riviere photographie de Germain Mazarin


LA MARTINIQUE L'AUTHENTIQUE ESPRIT CREOLE

Grand- Rivière
ou
  Déyié do Bon Dié !

Une seule route mène à ce bout d’île et  on arrive au bout du monde, à la fin du chemin qui devait être le début de la route, mais la géographie est humaine et le début est le centre.

Tout durant le parcours on aperçoit les champs où les arbres coupe-vent bornoient les bananeraies et l’enserrent, tentant vainement de les protéger d’un grand vent que rien n’arrête, si ce n’est la vanité des hommes.

Et aussi, par endroits on longe des champs d’ananas qui se partagent les terres avec les  champs de bananes, et de là, par beau temps on peut voir la Montagne Pelée ennuagée, se tenant en  embuscade,  attendant son heure pour détoner.

Le regard débouche sur une mer verte colossale faite de grands bois, qui inégalent les montagnes et  dont elle réinvente les ondulations. On est submergé par la vague de feuillages qui bouche l’horizon. Une ligne verte tout au loin, et le vert scintille dans des combinaisons chromatiques.

Les teintes sont gigantesques  dans ce chaos d’arbres infléchis, dressés, tombés, recourbés, pliés, appuyés… et les épiphytes s’enracinent sur l’arbre, des cimes ils vont chercher la lumière. Les lianes retombent vers le sol,  envahissent et recouvrent parfois l’arbre dans son entièreté. Leurs fleurs sont jaunes, blanches, rouges elles arborent toutes les gammes du spectre lumineux.  Et les parasites se greffent à l’arbre, le phagocytent, l’étranglent et finalement le supplantent. Toutes ces essences se mêlent s’entrelacent, s’entretuent.

Et dans cette foule compacte, on aperçoit  au loin, un arbre qui s’allonge pour émerger de la masse et échapper à la mort.

Les Fromagers, flamboyants, balisiers, orchidées, bois flambeaux, cacaoyers, caféiers, mahoganys, courbarils  et les fougères bayent à la rosée, l’humidité règne dans les sous-bois, la forêt tropicale est humide.  Le soleil insiste mais les lieux restent impénétrés, la forêt est sombre et verte, baignée en permanence d’une pénombre crépusculaire.

On cherche la trouée  dans la magnificence des bois ou l’échappée dans cette exubérance végétale, car les peurs se confondent, là-bas c’est l’effroi, symbolisant les peurs refoulées, marquant comme une frontière du monde connu, au-delà c’est l’inconnu, on est dans le mystère des premiers âges, on retourne à la barbarie.

Puis, les ponts suspendus surgissent, leur couleur est d’acier, depuis verte. La route serpente, la route étroite sinue le chemin, la végétation étale sa luxuriance de part et d’autre. Sur la droite sont les ravines, on ne voit pas la rivière Potiche, mais l’eau bruisse et  l’eau fait entendre le roulement de ses flots.  Et au débouché, les enfants font camp de la grande rivière et pêchent les écrevisses.

Et les enfants se font peur, racontant aux parents avoir vu la diablesse ou des ombres effrayantes aux abords qui rodaient, mais les enfants ont tort car la diablesse ne sort qu’à midi, elle chemine  sur la grande route...

Et au bout de la route,  on arrive au village des pêcheurs, et la statue de la vierge aux bras ouverts domine le bourg.

Et au bout du chemin, les maisons  avec leurs volets en bois et leurs persiennes font face à la mer et par ciel dégagé on entrevoit l’île sœur, l’île de la Dominique.

Et au bout de la route, quelques curiosités sont à découvrir, le port qui nous offre ses scènes hautes et en couleurs. L’église dont la cloche dormait sous la vague, et fut retrouvée, restaurée et placée au faîte du clocher. Elle sonne le glas de cette terre en dérade, qui tue ses racines, contamine ses sols et empoisonne son eau, la cloche est par terre...

Et au bout du chemin,  la sueur, l’effort, la ténacité firent abotter la route à la mer. Et au bout de l’île, comme  prise d’une douleur plénière, la montagne se jette dans la mer.

Tony Mardaye


Recherche personnalisée
 




 
Comité martiniquais du tourisme


 
 
| Fort de France| Grand Rivière  | Le Marin   |   © 2009 Martiniquecooldouce. All Rights Reserved | Webmaster | Contact |


MartiniqueCoolDouce une autre manière de découvrir les Antilles, la Martinique et la Guadeloupe, pénétrez dans l’esprit authentique créole avec nos hotesses qui vous feront toucher du doigt l’âme des Antilles.

RCS FORT DE FRANCE  5015823990025